| Shahin Nawai | 2:57 PM (41 minutes ago) |
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It looks like this message is in French
الناز جان متاسفانه الهه مشعوف عزیز این ترجمه را با ایمیل برای من فرستاده که در فرمت وورد نبست، آیا برای شما قابل استفاده است یا نه؟ ایامی گروه ها هم زیر آن نیامده.
با مهر
شهین جآنم صبحت به خیر و شادی،
این هم ترجمه بیانیه به فرانسه
با مهرو دوستی
الاهه
Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes :
Un appel pour le droit à une vie humaine !
Déclaration commune de 23 organisations indépendantes de femmes iraniennes à l’occasion du 25 novembre
À l’approche du 25 novembre, nous, 23 organisations indépendantes de femmes iraniennes, réaffirmons notre volonté collective de lutter contre les violences sexo-genrées. Le chemin qui s’ouvre devant nous est long et périlleux : un parcours marqué par l’emprisonnement, l’exil, la répression et l’effacement systémique— dans lequel nous persistons malgré tout.
La violence structurelle contre les femmes en Iran, présente bien avant l’instauration de la République islamique, est aujourd’hui profondément ancrée et constamment reproduite par l’appareil juridique, politique et religieux du régime. En 2022, au moins 158 femmes ont été tuées et plus de 16 500 cas de violences domestiques ont été enregistrés. Dans la sphère publique, l’exécution de femmes — l’une des formes les plus brutales de la violence d’État — illustre le contrôle sur leur agentivité politique et sociale.
L’Iran détient le nombre le plus élevé d’exécutions de femmes dans le monde, faisant de cette violence un outil central de la domination misogyne. Nombre de femmes issues des classes défavorisées, des groupes ethniques marginalisés, de la communauté LGBTQ+ ou des mouvements sociaux ont été condamnées à mort ou emprisonnées pour avoir défendu la vie, la dignité et la justice. Face à cette machine de mort, nous soutenons la campagne « Les mardis contre la peine de mort » et réaffirmons le droit à la vie pour toutes et tous.
La féminisation croissante de la pauvreté illustre elle aussi la brutalité de l’ordre existant. Les inégalités sexo-genrées, mêlées aux discriminations de classe et d’ethnicité, exposent les femmes à des violences multiples : privation d’éducation et de soins, hausse des mariages de mineures, travail des enfants, dépossession des moyens de subsistance etc.
De plus, cette violence se déploie dans l’ombre de la guerre et de la militarisation, où l’insécurité généralisée fragilise d’avantage la vie des femmes, leur santé mentale, leur autonomie économique et leur capacité d’organisation collective.
Lors des attaques militaires récentes d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, au cours de la guerre dévastatrice de douze jours, les femmes ont une fois encore été délaissées. Des prisonnières politiques à Evin ont été exposées directement aux bombardements, puis transférées à la tristement célèbre prison de Gharchak sans soins médicaux appropriés. Cette violence dépasse les frontières iraniennes : dans toute la région, la militarisation détruit les infrastructures sanitaires et éducatives, creuse d’avantage la pauvreté, le chômage et l’itinérance, le tout en excluant les femmes des espaces de décision. L’an dernier, les expulsions violentes de milliers de migrant.e.s afghan.e.s — en particulier des femmes et des enfants — ont illustré un autre visage du même système de domination, nourri par un racisme structurel.
Le soulèvement révolutionnaire « Femme, Vie, Liberté » a ouvert un nouvel horizon : celui d’une remise en cause profonde des fondements de la violence et de la domination. Même les reculs tactiques du pouvoir sur l’imposition du hijab obligatoire témoignent d’une rupture dans l’équilibre des forces, portée par l’action collective et la résistance populaire. Cette résistance s’inscrit dans des décennies de lutte féministe, transcendant frontières ethniques, sociales et de genre, pour devenir un symbole commun de justice, de liberté et d’égalité.
La lutte contre la violence sexiste est une responsabilité collective. Les hommes épris d’égalité doivent interroger leurs propres privilèges, rompre avec les comportements violents et les silences complices et participer activement à la transformation des structures patriarcales. C’est ensemble que nous pouvons ouvrir la voie à un monde plus juste.
Nous affirmons d’une seule voix que mettre fin à la violence contre les femmes n’est possible que par des luttes continues, organisées et inclusives. Conscientes des racines profondes de la violence patriarcale, nous nous opposons aux institutions et aux discours qui la reproduisent. Intégrées aux mouvements féministes et de justice sociale dans le monde, nous résistons au fondamentalisme, au racisme, à la militarisation, au colonialisme et à toutes les formes de domination.
Aucun système fondé sur la répression — qu’il se réclame de la religion ou de la modernité — ne peut résister à la volonté collective des femmes et des peuples qui se battent pour la liberté et la dignité. Le soulèvement « Femme, Vie, Liberté » nous rappelle que le moment du changement est déjà là, dans l’action présente.
Femme, Vie, Liberté
Novembre 2025
Association pour la santé des femmes ensemble
Association des femmes iraniennes libres – Italie
Association des femmes iraniennes de Dallas
Association des femmes irano-allemandes de Cologne
Association des femmes de Porto
Association des femmes Iraniennes de Montréal (AFIM)
Mouvement #MeToo Iran
Cercle des femmes iraniennes pour la coopération internationale (ICWIN)
Femmes pour une liberté et une égalité durable
Militantes iraniennes en exil – Berlin
Organisation des droits des femmes (IKWRO)
Organisation de libération des femmes
IWIN Organisation à but non lucratif
Féminisme au quotidien
Forum des femmes iraniennes à Vienne
Collectif de femmes Freedom Life à Rome
Campagne contre les crimes d’honneur
Comité pour l’égalité des sexes de Solidarité républicaine iranienne
Groupe de l’Alliance des femmes de gauche
Groupe des femmes de Californie du Nord
Manav LGBTQIA+
Conférence des femmes iraniennes à Hanovre

